Davantage de poussières désertiques en provenance du Sahara : une étude met en garde contre les conséquences sanitaires et énergétiques pour l'Europe
Berlin, le 18 juillet 2026
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Summary
Des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer démontrent dans une étude publiée par Nature une nette augmentation des poussières sahariennes au-dessus de l'Europe et documentent des risques sanitaires croissants ainsi que des pertes de rendement pour l'électricité solaire. La pollution a plus que doublé au cours des 150 dernières années ; l'Europe du Sud est particulièrement touchée.
Berlin, le 18 juillet 2026
Des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer (PSI) suisse rapportent dans la revue spécialisée "Nature" que la pollution par les poussières désertiques en Europe a augmenté de dix à 25 pour cent au cours des dix dernières années et a plus que doublé sur 150 ans.
L'étude, dont Deutschlandfunk a fait état le 18 juillet 2026, dresse un tableau différencié de l'évolution : ce n'est pas le nombre de tempêtes de poussière qui a augmenté, mais l'intensité de chaque événement. "Ursache seien nicht mehr Stürme, aber die einzelnen Stürme seien intensiver und transportieren mehr Staub", indique le rapport. Le moteur de ce changement est le changement climatique : "Wüstengebiete wie die Sahara dehnen sich im Zuge des Klimawandels aus", écrivent les chercheurs.
Contexte : changement climatique et circulation
Parallèlement, la circulation atmosphérique s'est modifiée, selon le rapport : "Es gebe mehr starke Winde aus der Sahara-Region Richtung Europa." Cette combinaison de tempêtes plus fortes et de flux d'air modifié fait que de plus en plus de fines poussières sahariennes trouvent leur chemin vers le nord.
Comment reconnaître les poussières désertiques ? "Man erkennt ihn an der gelblich-trüben Luft, rötlichen Sonnenuntergängen oder staubigem Belag etwa auf Autos." Quiconque observe ces signes est confronté à une modification concrète de la chimie atmosphérique. La poussière peut en outre être nettement distinguée analytiquement d'autres sources de particules fines : "Man kann Wüstenstaub anhand der Aluminiumkonzentration klar von Feinstaub aus Verkehr, Industrie oder anderen Quellen unterscheiden."
Répartition géographique de la pollution
La répartition géographique de la pollution est inégale. L'Europe du Sud est particulièrement touchée, de la Grèce à l'Italie, en passant par l'Espagne et le Portugal. "Dort liegt die durchschnittliche Wüstenstaubkonzentration bei 5,3 Mikrogramm pro Kubikmeter Luft – mehr als doppelt so viel wie in Mittel- und Nordeuropa mit 2,1 Mikrogramm." Les habitants du bassin méditerranéen sont donc exposés à une charge permanente nettement plus élevée que ceux vivant au nord des Alpes.
Qu'il ne s'agisse pas d'un phénomène passager est attesté par des carottes de glace prélevées dans les Alpes. "Daten aus Eisbohrkernen aus den Alpen zeigten zudem, dass sich die Belastung über die vergangenen 150 Jahre mehr als verdoppelt hat." Les chercheurs fournissent ainsi une tendance à long terme qui replace l'augmentation récente dans un contexte climatique plus large.
Tendance à long terme issue des Alpes
Pour la santé publique, cette évolution a des conséquences directes. "Diese hätten gezeigt, dass an Tagen mit hoher Wüstenstaubkonzentration in der Luft mehr Menschen an Herzinfarkten und Atemproblemen sterben als sonst", écrit l'équipe. Les personnes souffrant de maladies préexistantes sont particulièrement exposées : "Gefährdet sind vor allem Menschen mit Herz- oder Lungenerkrankungen sowie ältere Menschen."
Concernant les conséquences à long terme, les chercheurs identifient encore une lacune dans la recherche : "Für langfristige Folgen wie Asthma, chronische Bronchitis oder Staublunge fehlten aber noch Langzeitstudien." Les données actuelles attestent de corrélations à court terme, mais laissent encore des questions ouvertes quant à l'exposition chronique.
Conséquences pour la santé
Outre la santé, la production d'énergie est également touchée. Les poussières sahariennes affectent les installations solaires de deux manières : "Zum einen beschattet Wüstenstaub in der Luft die Anlagen, zum anderen lagert er sich auf Solarmodulen ab. Beides mindert den Stromertrag." Or, justement dans l'Europe du Sud, où la part de l'électricité solaire dans le mix énergétique est élevée, cela pourrait avoir des répercussions sur la sécurité d'approvisionnement.
Les chercheurs estiment donc qu'il est nécessaire d'agir en matière de détection précoce. "Energieversorger könnten mit Vorwarnung andere Kraftwerke hochfahren und die Netzstabilität so sichern." Ils plaident également pour une meilleure information du grand public : "Vorgeschlagen werden Warnsysteme, wie sie bereits für städtischen Feinstaub oder Pollenflug existieren."
Impacts sur l'énergie solaire
Pour les groupes vulnérables, les auteurs donnent des conseils concrets : "Wer gesundheitlich vorbelastet ist, könnte an solchen Tagen dann körperliche Aktivitäten im Freien einschränken und möglichst in Innenräumen bleiben." Les poussières désertiques ne sont donc pas une donnée abstraite, mais un facteur météorologique et sanitaire auquel on peut s'adapter individuellement.
Globalement, l'étude montre que les poussières désertiques ne sont plus un sujet marginal en Europe. La combinaison de l'expansion de la Sahara liée au climat, de la modification de la circulation et de l'intensification des tempêtes individuelles a des conséquences tant sur la santé que sur la production d'électricité solaire. De telles analyses intégrées sont nécessaires, car la qualité de l'air, la météo et la transition énergétique s'influencent mutuellement.
Propositions de systèmes d'alerte et de comportements
La publication dans "Nature" souligne la rigueur scientifique de l'analyse. Elle suggère également que les réponses politiques et infrastructurelles doivent aller au-delà de la lutte classique contre la pollution atmosphérique – vers un système qui traite les poussières désertiques comme un facteur de risque à part entière.
Le rapport pointe en outre une question méthodologique ouverte : les effets à long terme sur la santé publique ne peuvent pour l'instant être déduits qu'à partir de données journalières et de corrélations statistiques. Des études de cohortes prospectives propres, capables de rendre compte des évolutions chroniques, restent à mettre en place.
Sur le plan politique, l'étude pourrait alimenter les discussions sur une stratégie paneuropéenne de la qualité de l'air qui intègre le Sahel et l'Afrique du Nord en tant que régions sources. Car la poussière ne connaît pas de frontières – et les systèmes d'alerte ne fonctionnent que s'ils sont pensés à l'échelle transnationale.
Questions & Réponses
Qui a publié l'étude sur les poussières désertiques en Europe ?
Des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer (PSI) suisse ont publié l'étude dans la revue spécialisée "Nature" ; Deutschlandfunk en a fait état le 18 juillet 2026.
Dans quelle mesure la pollution par les poussières désertiques a-t-elle augmenté en Europe ?
Selon l'étude, la quantité de poussières désertiques au-dessus de l'Europe a augmenté de dix à 25 pour cent au cours des dix dernières années ; des carottes de glace prélevées dans les Alpes montrent en outre que la pollution a plus que doublé sur 150 ans.
Quels risques sanitaires les chercheurs identifient-ils ?
Les auteurs rapportent que, lors des journées à forte concentration de poussières désertiques, davantage de personnes décèdent d'infarctus et de problèmes respiratoires ; les personnes souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires ainsi que les personnes âgées sont particulièrement exposées.
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