Attentats à Thessalonique : un mort et quatre blessés dans des attaques visant des responsables de Nea Dimokratia
01/07/2026
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Summary
Une série d'attentats à l'explosif a visé à Thessalonique les domiciles de trois responsables du parti conservateur grec Nea Dimokratia. Une personne est morte et quatre autres ont été blessées, selon les autorités.
Une série d'attentats à l'explosif a visé mercredi à Thessalonique les domiciles privés de trois responsables du parti conservateur grec Nea Dimokratia, faisant un mort et quatre blessés, selon les autorités.
Dans la ville portuaire de Thessalonique, dans le nord de la Grèce, des engins explosifs artisanaux ont été placés devant les domiciles de trois personnalités politiques de la formation conservatrice au pouvoir, Nea Dimokratia. Selon les informations diffusées par les autorités locales et reprises par plusieurs médias, une personne a été tuée et quatre autres ont été blessées lors de ces attaques coordonnées.
La victime est la mère d'Afroditi Nestora, candidate du parti, a précisé l'hôpital où elle avait été transportée, mercredi soir. Les circonstances exactes du décès n'ont pas encore été détaillées par les enquêteurs, mais l'attaque contre le domicile familial a immédiatement été intégrée à la série d'attentats visant les responsables de Nea Dimokratia. Quatre autres personnes ont par ailleurs été blessées, selon le même bilan communiqué par les autorités.
Une attaque coordonnée contre trois responsables
Les faits se sont déroulés dans une atmosphère de vive émotion dans la deuxième ville du pays. Des engins explosifs de fabrication artisanale ont été déposés devant les habitations des trois personnalités politiques durant la nuit ou aux premières heures de la journée. Les déflagrations ont provoqué d'importants dégâts matériels sur les façades et les entrées des immeubles touchés, et des habitants du quartier ont signalé des vitres brisées sur plusieurs mètres à la ronde.
Le ministre de la Protection civile, Michalis Chrysochoidis, a qualifié les auteurs de « dumme et uneinsichtige Menschen », des « gens stupides et bornés » qui, selon lui, méritent une sanction sévère. Il a promis que les enquêteurs mobiliseraient tous les moyens disponibles pour identifier rapidement les commanditaires et les exécutants de ces attentats.
La réaction du gouvernement Mitsotakis
Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis s'est dit « empört », « outré », et a parlé d'un « feigen, terroristischen und mörderischen Anschlag », un attentat « lâche, terroriste et meurtrier ». Il a annoncé son déplacement à Thessalonique pour marquer la solidarité du gouvernement avec les familles des victimes et les responsables visés. Cette visite, a-t-il souligné, devait « eine absolut klare und unmissverständliche Botschaft senden: null Toleranz gegenüber jeder neuen Form des Terrorismus, die in unserem Land auftreten könnte », « envoyer un message absolument clair et sans équivoque : tolérance zéro envers toute nouvelle forme de terrorisme qui pourrait apparaître dans notre pays ».
Après l'annonce du décès d'une des personnes blessées, M. Mitsotakis a déclaré que cet événement « bestätigt den mörderischen und unmenschlichen Charakter der blinden Gewalt, die im öffentlichen Leben existiert », « confirme le caractère meurtrier et inhumain de la violence aveugle qui existe dans la vie publique ». Le chef du gouvernement a également lancé un appel à l'unité des forces politiques pour faire face à ce qu'il a qualifié de menace contre la démocratie.
Au sein de la direction de Nea Dimokratia, Konstantinos Kyranakis, membre de la direction du parti, a affirmé que « Die Täter hatten die Absicht zu töten », « les auteurs avaient l'intention de tuer ». Il a ajouté qu'aucune intimidation ne ferait reculer le parti : « Diejenigen, die seit Jahren eine Kultur der Toleranz gegenüber politischer Gewalt pflegen, sollten über ihre Verantwortung nachdenken », « ceux qui, depuis des années, cultivent une culture de tolérance envers la violence politique devraient réfléchir à leur responsabilité ».
Un contexte de tensions politiques
Ces attaques interviennent dans un contexte de tensions politiques en Grèce autour de la question de la violence dans le débat public. Plusieurs responsables gouvernementaux ont appelé, ces derniers mois, à un sursaut collectif face à la multiplication d'incidents visant des élus ou des permanents de partis, notamment dans la grande région d'Athènes et, plus récemment, dans le nord du pays. Les autorités n'excluent pour l'instant aucune piste, y compris celle de groupuscules d'extrême gauche ou d'organisations inspirées par le terrorisme international.
La police grecque a ouvert une enquête et déployé des effectifs supplémentaires dans plusieurs quartiers de Thessalonique, où des barrages filtrants ont été installés. Les services antiterroristes ont été saisis, et les engins explosifs retrouvés sur les lieux sont en cours d'analyse par les démineurs. Le ministère public a précisé que les investigations porteraient également sur d'éventuelles connexions avec des faits similaires survenus dans d'autres villes grecques au cours des derniers mois.
Les habitants des quartiers touchés, choqués, ont décrit des scènes de panique au moment des détonations. Plusieurs riverains ont déclaré avoir entendu plusieurs explosions rapprochées, suivies de cris et de courses dans les rues. Les services de secours ont rapidement installé un périmètre de sécurité autour des domiciles visés et pris en charge les blessés, dont certains étaient dans un état grave.
L'enquête et le dispositif de sécurité
Afroditi Nestora, candidate de Nea Dimokratia dont la mère figure parmi les victimes, n'a pas encore fait de déclaration publique au moment où ces lignes étaient écrites. Ses proches ont indiqué qu'elle se trouvait auprès des siens et qu'elle coopérait avec les enquêteurs. Le parti a annoncé qu'un hommage serait organisé dans les prochains jours, une fois les funérailles célébrées.
Les réactions politiques se sont multipliées tout au long de la journée. Plusieurs formations de l'opposition ont condamné les attaques et exprimé leur solidarité avec les familles des victimes et les responsables visés. Au Parlement, à Athènes, des élus de différents bords ont observé une minute de silence. Le président du Parlement a évoqué une « atteinte grave à la vie démocratique » et a appelé à une réponse commune des institutions.
M. Mitsotakis a par ailleurs réaffirmé que son déplacement à Thessalonique avait précisément pour but de montrer que le pouvoir ne plierait pas face à la terreur. « Nous ne laisserons pas la violence politique s'enraciner dans notre pays », a-t-il martelé, en marge d'une réunion d'urgence avec les ministres de l'Intérieur, de la Protection civile et de la Justice. Les trois responsables visés ont, eux, accepté de rencontrer brièvement le Premier ministre à son arrivée dans la ville.
Réactions internationales et nationales
La Grèce a connu par le passé des vagues d'attentats, notamment dans les années 2000 et au début des années 2010, attribuées à des groupes comme « Conspiration des cellules de feu » ou « Lutte révolutionnaire ». Depuis, la pression des services antiterroristes avait permis de contenir ce type d'actions, même si de petits groupuscules continuaient de revendiquer des attaques ciblées. Les événements de Thessalonique ravivent la crainte d'un retour de la violence politique organisée.
En fin de journée, la police a annoncé avoir retrouvé des éléments matériels sur les lieux des trois attentats, notamment des restes d'engins explosifs artisanaux similaires à ceux utilisés lors d'actions passées par des groupes d'inspiration anarchiste. Aucune revendication n'avait toutefois été publiée mercredi soir, et les enquêteurs se montraient prudents sur l'identification formelle des auteurs. Les opérations de ratissage se poursuivaient dans plusieurs secteurs de Thessalonique.
Le gouvernement a par ailleurs indiqué qu'un conseil de sécurité élargi se tiendrait dans les prochains jours pour évaluer la situation et renforcer, le cas échéant, le dispositif de protection des élus et des permanents de partis. Plusieurs mesures, dont un renforcement de la vidéosurveillance et un meilleur accompagnement psychologique des victimes, étaient à l'étude, selon un communiqué de la présidence.
À l'échelle européenne, la Commission et plusieurs capitales ont adressé des messages de condoléances et de soutien à la Grèce. Dans un communiqué, la Commission a dénoncé « un acte de terrorisme intolérable » et proposé son assistance technique aux enquêteurs grecs, dans le cadre des mécanismes de coopération policière existants. Les ambassades à Athènes ont, pour certaines, recommandé à leurs ressortissants de rester vigilants.
Les autorités grecques ont enfin insisté sur le fait que la priorité restait l'identification rapide des auteurs et des commanditaires. « Nous remonterons toutes les pistes, y compris celles qui mènent à l'étranger s'il le faut », a déclaré un haut responsable policier sous couvert d'anonymat. Les investigations devraient se concentrer dans les jours à venir sur les images de vidéosurveillance, les communications interceptées et les éventuels témoins oculaires des préparatifs.
Pour les analystes interrogés, ces attentats, qu'ils soient ou non revendiqués à l'étranger, posent la question de la résilience du débat politique grec face à la tentation de la violence. « Quand on attaque des domiciles privés, on franchit une ligne rouge », a résumé un politologue de l'Université de Macédoine à Thessalonique, soulignant que la réponse de l'État devra être à la hauteur du choc provoqué dans l'opinion publique.
Questions & Réponses
Que s'est-il passé à Thessalonique ?
Dans la nuit ou aux premières heures de mercredi, des engins explosifs artisanaux ont visé les domiciles privés de trois responsables du parti conservateur grec Nea Dimokratia à Thessalonique, faisant un mort et quatre blessés selon les autorités.
Qui est la victime décédée ?
La personne tuée est la mère d'Afroditi Nestora, candidate de Nea Dimokratia, comme l'a précisé mercredi soir l'hôpital où elle avait été prise en charge.
Quelle a été la réaction du Premier ministre grec ?
Kyriakos Mitsotakis a condamné un attentat « lâche, terroriste et meurtrier », annoncé son déplacement à Thessalonique et affirmé vouloir envoyer un message de tolérance zéro face à toute nouvelle forme de terrorisme en Grèce.
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