Septième nuit consécutive : les États-Unis et l'Iran poursuivent leurs attaques mutuelles dans la région du Golfe
Berlin, 18 juillet 2026
Amir Pashaei / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0
Summary
Pour la septième nuit consécutive, les États-Unis ont bombardé l'Iran en ciblant des installations de surveillance, des dépôts d'armes et des infrastructures militaires. L'Iran a répliqué par des frappes de représailles, des tirs contre le Koweït et Bahreïn, ainsi que des attaques contre des navires dans le détroit d'Ormuz, tandis que des experts avertissent du risque d'une guerre totale.
Berlin, 18 juillet 2026
Les États-Unis ont, pour la septième nuit consécutive, mené des attaques contre des installations de surveillance iraniennes, des dépôts d'armes souterrains et d'autres infrastructures militaires, tandis que l'Iran répondait par des frappes de représailles dans la région du Golfe, prenant également pour cible les États du Golfe que sont le Koweït et Bahreïn.
Attaques américaines contre les infrastructures iraniennes
Les attaques américaines ont commencé, selon le commandement militaire américain compétent Centcom, le 17 juillet à 15 heures, heure de la côte Est des États-Unis (21 heures, heure d'été d'Europe centrale). L'armée américaine a indiqué avoir frappé un éventail plus large de cibles en République islamique et avoir déployé des avions de chasse depuis l'Europe vers le Moyen-Orient, comme l'a rapporté le « Wall Street Journal ». Selon ces informations, les attaques visaient également des ponts à l'intérieur du pays, afin d'accroître la pression sur l'Iran et de contraindre ce dernier à mettre fin à ses attaques contre le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. Alors que l'armée américaine n'a pas précisé les lieux exacts des frappes, les médias iraniens ont une nouvelle fois fait état d'attaques contre des infrastructures civiles.
La chaîne d'État iranienne IRIB a signalé des détonations aux alentours de Sirik, près du détroit d'Ormuz, ainsi que dans la ville côtière de Bandar Abbas. Selon l'agence de presse Fars, il y a également eu de nouvelles attaques contre des ponts dans la province d'Hormozgan, au sud du pays. Selon la chaîne fidèle au gouvernement Press TV, au moins trois civils y ont été tués et huit autres blessés. Le ministère iranien de la Santé a recensé depuis le 22 juin 38 morts et plus de 400 blessés. La nouvelle attaque américaine a eu lieu à 22h30, heure locale, et vise, selon les informations disponibles, à affaiblir l'appareil militaire iranien.
Les frappes de représailles de l'Iran et l'escalade dans le détroit
Téhéran a, comme lors des nuits précédentes, lancé des frappes de représailles. Dans le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé samedi matin avoir stoppé quatre navires grâce à un « emploi combiné de missiles et de drones ». Par ailleurs, deux pétroliers seraient en feu au sud du détroit. Toujours dans le détroit d'Ormuz, deux pétroliers auraient également touché des mines et « explosé », ce que le commandement militaire américain Centcom a toutefois démenti : sur X, le Centcom a écrit que les affirmations des Gardiens étaient fausses. Press TV a également rapporté, en citant les Gardiens de la révolution, l'abattage d'un drone américain dans la zone de la ville de Bushehr.
La situation dans le détroit menace ainsi de dégénérer complètement. Le détroit d'Ormuz aurait dû être rouvert au trafic maritime international dans le cadre d'un accord-cadre signé il y a un mois. Au lieu de cela, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir attaqué un navire thaïlandais dans le détroit. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghai, a écrit sur la plateforme X que le peuple iranien était désormais encore plus résolu à faire regretter amèrement à ses ennemis leur « agression criminelle ».
Extension aux États voisins
Les combats se sont également étendus au reste de la région. Les États du Golfe que sont le Koweït et Bahreïn ont une nouvelle fois été pris sous le feu. Par ailleurs, des explosions ont été signalées en Arabie saoudite ainsi qu'en Jordanie, deux pays qui abritent des bases militaires américaines. La milice houthie, alliée à l'Iran, au Yémen, a averti le pays voisin allié à Washington, l'Arabie saoudite, d'un « siège ». On était prêt à appliquer le principe « siège contre siège, aéroport contre aéroport et port contre port », a cité l'agence de presse yéménite Saba le ministre de la Défense de la milice, Mohammed al-Atafi.
Mohsen Rezaei, conseiller du guide suprême de l'Iran, a averti que son pays entrerait dans une « phase d'opérations offensives et de destruction d'envergure » si les attaques américaines devaient se poursuivre deux ou trois jours de plus. Selon le portail d'information américain « Axios », le gouvernement américain a informé son allié Israël de l'envoi de dizaines d'avions-citernes supplémentaires vers le pays, en amont d'une possible extension des opérations militaires contre l'Iran.
Inquiétudes internationales et avertissements
L'inquiétude face à une extension du conflit grandit. Le Pakistan, qui entretient depuis l'année dernière une alliance militaire avec l'Arabie saoudite, pourrait, dans cette hypothèse, « être contraint d'entrer dans le conflit », a déclaré un diplomate pakistanais à l'agence de presse dpa. Israël a également signalé, selon des informations d'agences, huit morts lors d'une attaque contre une assemblée de deuil. Les États-Unis ont envoyé des avions-citernes en Israël pour les opérations contre l'Iran, et les prix du pétrole ont augmenté en raison des attaques dans le Golfe Persique. Par ailleurs, les États-Unis ont détruit une tour de surveillance iranienne dans le golfe d'Oman.
Des experts observent l'évolution avec une grande inquiétude. Saeid Golkar, expert des questions de sécurité iraniennes à l'Université du Tennessee, a déclaré au journal : « Cette escalade s'aggrave rapidement et échappe à tout contrôle. » Il a averti du risque que « nous retombions dans une guerre totale, même si aucune des deux parties ne le souhaite ».
Dans le contexte des récentes attaques, l'inquiétude internationale face à une nouvelle escalade grandit. Les attaques mutuelles dans la région du Golfe ont déjà des conséquences considérables sur le transport maritime mondial et l'approvisionnement énergétique. Les prix du pétrole ont réagi aux attaques dans le Golfe Persique par de nettes hausses. Les jours à venir pourraient être décisifs pour déterminer si le conflit peut encore être endigué ou s'il s'étend jusqu'à devenir une guerre régionale d'envergure.
Conséquences pour le transport maritime mondial
La situation dans la région du Golfe reste hautement instable. Les deux camps ont, au cours des sept dernières nuits, poursuivi en permanence leurs frappes militaires. Les forces américaines ont, selon leurs propres déclarations, bombardé des installations de surveillance iraniennes, des dépôts d'armes souterrains et d'autres infrastructures militaires, tandis que l'Iran menait des frappes de représailles contre des cibles dans la région. Les jours à venir montreront si les canaux diplomatiques porteront leurs fruits ou si le conflit continue de s'aggraver.
La couverture des attaques repose sur une multitude de sources, notamment les communiqués officiels du commandement militaire américain Centcom, les médias d'État iraniens tels qu'IRIB, Fars et Press TV, ainsi que des agences de presse internationales comme APA et dpa. Les informations contradictoires des différentes parties, notamment concernant les victimes civiles et les objectifs précis des attaques, compliquent toute vérification indépendante de la situation.
La communauté internationale observe l'évolution avec une inquiétude croissante. Le détroit d'Ormuz compte parmi les routes maritimes les plus importantes au monde, par lesquelles transite une part considérable du commerce pétrolier mondial. Une fermeture persistante ou une entrave massive de cette route aurait des conséquences considérables sur l'économie mondiale.
L'information a été diffusée le 18/07/2026 dans le programme Deutschlandfunk et repose sur des sources de l'agence de presse APA.
L'escalade dans la région du Golfe montre à quelle vitesse un conflit régional peut se transformer en une guerre d'envergure. Les jours à venir seront décisifs pour déterminer si les efforts diplomatiques aboutissent ou si la violence continue de s'aggraver.
La situation dans la région du Golfe reste tendue. Tant les États-Unis que l'Iran ont, ces derniers jours, intensifié leurs frappes militaires. La crainte d'une nouvelle escalade et d'une possible intervention d'autres acteurs régionaux tels que le Pakistan ou l'Arabie saoudite grandit.
Les évolutions dans la région du Golfe ont des répercussions directes sur la sécurité et l'économie mondiales. Les jours à venir montreront si la diplomatie internationale est en mesure d'endiguer l'escalade ou si le conflit continue de s'aggraver.
Questions & Réponses
Quelles cibles les États-Unis ont-ils frappées lors de la septième nuit d'attaques ?
Les forces américaines ont, selon leurs propres déclarations, bombardé des installations de surveillance iraniennes, des dépôts d'armes souterrains et d'autres infrastructures militaires. Les médias iraniens ont en revanche parlé d'attaques contre des infrastructures civiles.
Comment l'Iran a-t-il réagi aux attaques américaines ?
L'Iran a répondu par des frappes de représailles pour la septième nuit consécutive. Les Gardiens de
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