La Tunisie licencie le sélectionneur national Lamouchi après la défaite inaugurale contre la Suède
Tunis, 16 juin 2026
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Summary
Après la nette défaite 1-5 contre la Suède lors du match d'ouverture de la Coupe du monde, la Fédération tunisienne de football a officiellement convenu du licenciement du sélectionneur national Sabri Lamouchi. Wahbi Khazri devrait assurer l'intérim lors des matchs restants de la phase de groupes contre le Japon et les Pays-Bas.
Tunis, 16 juin 2026
La Fédération tunisienne de football a officialisé lundi le licenciement du sélectionneur national Sabri Lamouchi, au lendemain de la défaite 1-5 de l'équipe nord-africaine face à la Suède lors de son premier match de Coupe du monde.
La décision est intervenue au lendemain de la plus lourde défaite de la Tunisie en Coupe du monde depuis longtemps. Face aux Scandinaves, surnommés "Tre Kronor", l'équipe a encaissé cinq buts et n'a pu célébrer qu'une seule fois. La Fédération a ainsi réagi à une spirale sportive qui s'était déjà dessinée lors de la préparation.
Une lourde défaite historique
Avant même le tournoi, Lamouchi et son équipe avaient déjà dû encaisser deux nettes défaites en matchs de préparation. En mars, l'équipe s'était inclinée 0-1 contre l'Autriche, puis, lors de la répétition générale finale, elle avait essuyé un 0-5 contre la Belgique. Ces deux rencontres avaient déjà mis en évidence de nets problèmes défensifs, qui se sont confirmés lors du premier match officiel face aux Suédois.
La fédération confirme la séparation sur Instagram
"Es wurde offiziell vereinbart, Trainer Sabri Lamouchi zu entlassen", a écrit la Fédération tunisienne de football sur Instagram. La séparation après moins de six mois à la tête de l'équipe était ainsi scellée. Lamouchi n'avait été nommé sélectionneur national qu'en janvier de cette année et n'avait remporté qu'un seul match lors des rencontres suivantes.
Cette unique victoire remonte au 1-0 contre Haïti dans un autre match amical. Hormis ce succès, les défaites se sont enchaînées, rendant le bilan global du technicien de 54 ans à la tête de la sélection tunisienne extrêmement maigre. Avec à chaque fois cinq buts encaissés lors des deux dernières rencontres, le Français semblait à court d'arguments pour poursuivre sa mission.
Un souvenir du Qatar 2022
Les Nord-Africains abordaient pourtant le tournoi avec une certaine esperança. Lors du Mondial 2022 au Qatar, ils avaient battu la France, futur finaliste, en phase de groupes, créant l'une des plus grandes surprises de la compétition. Ils n'ont toutefois, à aucun moment de l'édition actuelle, réussi à se rapprocher d'un tel niveau de performance.
Khazri doit assurer l'intérim
Lors des deux derniers matchs de la phase de groupes de la Coupe du monde, la Tunisie affrontera le Japon le 21 juin, puis les Pays-Bas le 26 juin. Pour ces deux rencontres, Wahbi Khazri, ancien attaquant et international tunisien de longue date, devrait assurer l'intérim selon des informations relayées par les médias. Une confirmation officielle de la Fédération n'était pas encore intervenue au moment de la rédaction.
Comme successeur potentiel à long terme, le nom de Mondher Kebaier, 56 ans, est évoqué. Celui-ci a déjà été sélectionneur de la Tunisie entre 2019 et 2022 et a donc déjà dirigé l'équipe lors d'une phase de qualifications. Son éventuel retour dépendra du parcours sportif lors des matchs de groupe restants et des négociations avec la Fédération.
Ce remaniement du staff montre à quel point la situation est jugée sérieuse par la Fédération tunisienne. Une élimination dès la phase de groupes est considérée comme probable, après les cinq buts encaissés lors du premier match. Avec le Japon et les Pays-Bas, deux adversaires particulièrement difficiles à affronter attendent par ailleurs l'équipe.
Une situation critique pour le football tunisien
Lamouchi, ancien footballeur professionnel français lui-même, avait été engagé en tant qu'entraîneur expérimenté pour stabiliser l'équipe. Son bref passage prend fin sur un camouflet sportif, que la Fédération tente de limiter par cette séparation rapide.
Pour le football tunisien, ce licenciement constitue un nouveau point bas dans une phase déjà difficile. Les attentes des supporters, qui espéraient une performance similaire à celle de 2022 au Qatar, ont été déçues dès la première journée. Les prochains matchs contre le Japon et les Pays-Bas montreront si l'équipe, sous une nouvelle direction, est encore capable de se ressaisir.
L'équipe suédoise, de son côté, a marqué les esprits avec cette nette victoire inaugurale. Avec cinq buts inscrits face à un participant à la Coupe du monde, "Tre Kronor" a mis en avant sa force offensive et emmagasiné une confiance précieuse pour la suite de la phase de groupes.
L'équipe tunisienne doit désormais, en quelques jours à peine, digérer ce choc et se préparer au duel face au Japon. Avec l'intérim pressenti de Khazri, c'est un joueur à la forte figure d'identification, longtemps pilier de l'équipe, qui doit endosser la responsabilité grâce à sa propre expérience.
La Suède envoie un message fort
Comme la Fédération l'a également indiqué, elle prendra le temps, une fois le tournoi terminé, de procéder à une analyse approfondie. Le licenciement rapide de Lamouchi doit être interprété comme un signal adressé à l'équipe et à l'opinion publique : les exigences sportives à l'égard de la sélection nationale restent inchangées.
En définitive, cette affaire illustre la rapidité avec laquelle le monde des sélectionneurs internationaux peut basculer. De sa prise de fonctions en janvier à son licenciement après le premier match de la Coupe du monde, il ne s'est même pas écoulé six mois — une période durant laquelle le Français a certes remporté un match, mais n'a pas réussi à apporter une stabilisation durable à l'équipe.
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