BRUXELLES, 28 mai 2026

L’Union européenne n’a pas besoin d’un « Monsieur Russie » mais des moyens de négocier avec Moscou depuis une position de force, a déclaré la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, lors d’une réunion à Bruxelles.

« Es ist eine Falle, in die Russland uns locken will », sagte sie.

Mme Kallas a vivement mis en garde les partisans d’une telle nomination contre la poursuite des discussions publiques sur le sujet. Cette déclaration intervient alors que l’idée de désigner un envoyé spécial pour gérer les relations avec la Russie circule dans les cercles diplomatiques, certains évoquant le nom de personnalités comme l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi. Toutefois, d’autres figures historiques, à l’image de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, âgé de 82 ans, sont jugées inacceptables en raison de leur proximité avec le chef du Kremlin, Vladimir Poutine.

Un « maximalistischer Ansatz » pour contrer les exigences russes

La position défendue par Mme Kallas s’articule autour d’un principe de réciprocité stricte concernant les capacités militaires. Elle a estimé qu’une limitation des forces armées ukrainiennes, telle qu’envisagée autrefois par un plan de paix en 20 points présenté par les États-Unis, ne serait acceptable que si la Russie réduit sa propre puissance militaire dans la même proportion.