ORF 2027 : Johannes Larcher candidat à la direction générale | actualites360
Johannes Larcher, un manager américain, candidat à la direction de l'ORF pour le redresser
VIENNE, 28 mai 2026
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Summary
Johannes Larcher, un cadre dirigeant international, a annoncé sa candidature au poste de directeur général de l'ORF à partir de 2027. Il promet une restructuration radicale et 100 millions d'euros d'économies annuelles pour faire face à la crise de confiance et aux défis financiers du groupe audiovisuel public autrichien.
VIENNE, 28 mai 2026
Johannes Larcher, un cadre dirigeant de médias de haut niveau, a officialisé jeudi sa candidature au poste de directeur général de l'ORF, se positionnant comme un outsider de poids dans la course à la tête du groupe audiovisuel public autrichien à partir de janvier 2027.
Face à ce qu'il décrit comme un « plus bas historique » de crédibilité et une profonde crise d'acceptation, Larcher a appelé à des changements courageux. « Der ORF braucht keine kosmetischen Korrekturen, sondern mutige und klare Führung durch ein unabhängiges Management mit tiefer Erfahrung im B2C-Mediengeschäft und mit erfolgreichen Transformationsprozessen in großen Unternehmen », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés. « Genau das werde ich liefern. »
Le manager, qui a fait carrière à l'international, notamment aux États-Unis, a placé son indépendance au cœur de son argumentaire. « Meine Unabhängigkeit ist nicht nur ein Versprechen – sie ist meine Stärke », a-t-il souligné. « Ich stehe für einen ORF, der niemandem verpflichtet ist außer seinem Publikum und dem österreichischen Gemeinwohl. »
Un plan de redressement en cinq piliers stratégiques
La candidature de Johannes Larcher s'appuie sur un concept structuré autour de cinq axes stratégiques, bien qu'il n'ait pas détaillé publiquement chacun d'entre eux. L'annonce intervient à un moment charnière pour l'ORF, qui fait face à des vents contraires majeurs. La redevance médias, qui finance l'entreprise, est plafonnée jusqu'en 2029, tandis que le gouvernement fédéral prévoit de supprimer un remboursement annuel de 70 à 90 millions d'euros provenant du budget de l'État.
Cette pression financière accrue oblige le Conseil de fondation à examiner les doublons structurels et à envisager l'intégration d'activités et d'offres, comme la chaîne ORF 3, actuellement gérée par une filiale, directement au sein de la maison mère. Larcher semble avoir anticipé ces enjeux en faisant de l'efficacité opérationnelle une priorité absolue.
Face à la baisse des recettes publicitaires, le candidat considère l'efficacité comme une opportunité et a annoncé un objectif d'économies annuelles d'au moins 100 millions d'euros. Ces réductions de coûts seraient réalisées notamment par une simplification administrative et le recours à l'intelligence artificielle. « Der ORF wird im Jahr 2027 sein 70–jähriges Bestehen feiern. Ich freue mich auf diese Aufgabe », a-t-il ajouté.
Un large éventail de candidats pour un poste sous tension
Johannes Larcher n'est pas le seul à briguer la fonction. Le champ des candidats s'est considérablement élargi à l'approche de la date limite de dépôt des dossiers. Clemens Pig, actuel directeur de l'agence de presse APA, est considéré comme le favori pour le poste. Dans un entretien accordé au STANDARD, il a confirmé sa candidature à la tête du plus grand groupe médiatique autrichien, qui affiche un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros et emploie 4 000 personnes.
"Der ORF ist nicht irgendein Medienunternehmen. Er ist eine zentrale demokratische Institution dieses Landes", begründete Pig seinen Schritt.
"Ich möchte Verantwortung dafür übernehmen, dass der ORF Vertrauen stärkt, Orientierung gibt und seine besondere Rolle im digitalen Zeitalter konsequent weiterentwickelt", so der Neo-Kandidat auf den Chefposten bei Österreichs größtem Medientanker.
La devise de la candidature de Clemens Pig est d'ailleurs : « Ein ORF, dem Österreich vertraut ». Il a souligné son indépendance, affirmant : « Ich stehe als Person mit meiner eigenen Marke für diese Glaubwürdigkeit. » Interrogé sur d'éventuels accords politiques, il a répondu : « Kenne keinen Sideletter ». Il a également promis une approche transparente : « Ich gehe transparent Zug um Zug vor. Die Struktur sollen zuerst die Stiftungsräte sehen in meinem Bewerbungskonzept mit dem Titel "Ein ORF, dem Österreich vertraut". »
Parmi les autres personnalités en lice figurent Lisa Totzauer, cheffe de magazine à l'ORF, l'ancien dirigeant de ProSiebenSat.1Puls4, Markus Breitenecker, et la directrice générale d'ORF 3, Kathrin Zierhut. Cette dernière a justifié sa candidature en déclarant, dans un communiqué transmis à l'APA : « Mein Ziel ist ein moderner, effizienter und glaubwürdiger ORF, der seinen öffentlich-rechtlichen Auftrag mit Qualität, Relevanz und Verantwortung erfüllt ». Elle a ajouté : « Mit meiner Kandidatur verbinde ich den Anspruch, den ORF strukturell weiterzuentwickeln und die journalistische Qualität nachhaltig zu stärken. »
La candidature de Sonja Sagmeister, symbole des tensions internes
La journaliste Sonja Sagmeister a également jeté son chapeau dans l'arène, une candidature lourde de sens après un conflit juridique avec l'entreprise. Licenciée par l'ORF, elle a obtenu gain de cause en 2025, le tribunal régional supérieur de Vienne (OLG) ayant jugé en deuxième instance que son licenciement était abusif.
« Ich habe mich entschlossen, nach 30 Jahren als ORF Journalistin für die ORF Generaldirektion mit einem relevanten Mission Statement zu kandidieren - gegen Einfluss von außen und für unabhängigen Journalismus! », a déclaré Sagmeister dans un communiqué.
Elle a également estimé que la multiplication des candidatures était un signe de bonne santé démocratique. « Je mehr Kandidaten/innen sich bewerben, desto besser, da es die Bedeutung des ORF stärkt und Menschen zum Diskutieren anregt, wohin der öffentlich-rechtliche Sender mit mehr als einer Milliarde Budget gehen soll. »
Appels à la responsabilité et défis de gouvernance
À quelques jours de la clôture des candidatures, l'actuelle directrice générale par intérim a souligné la responsabilité particulière du Conseil de fondation dans ce processus de sélection. Le contexte politique est particulièrement scruté, alors que l'ÖVP et le SPÖ s'étaient entendus en 2025 sur des nominations au sein de la direction de l'ORF.
Interrogé sur ce climat, Clemens Pig a estimé que « Das breite Bewerberfeld ist die beste Immunisierung gegen ein Gschmäck'le im Bestellungsprozess. » Il a affirmé n'avoir reçu « Keine Zusage » de la part de la politique. La directrice actuelle, Ingrid Thurnher, a pour sa part lancé un appel aux responsables politiques, les enjoignant de s'abstenir de toute interférence. « Ich muss nicht taktieren, ich muss nicht tun, was opportun ist », a-t-elle écrit.
Thurnher s'est engagée à poursuivre sa mission jusqu'à la fin de l'année, promettant de mettre en œuvre son programme de travail et d'assurer « Transparenz, Konsequenz und Aufarbeitung » après les turbulences et les scandales des derniers mois. « Was noch zu tun ist, wird nicht leicht », a-t-elle reconnu. Elle a également annoncé l'organisation d'un « Planungs-Summit » durant l'été avec la future directrice ou le futur directeur général, afin d'élaborer conjointement les plans d'économies supplémentaires qui seront nécessaires à partir de 2027.
Restaurer la confiance, un impératif absolu
La question de la confiance est au cœur de toutes les candidatures. Le diffuseur public est confronté à une crise de légitimité depuis le passage à la redevance médias en 2024. Clemens Pig a insisté sur ce point :