Cinq morts dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas, près du Palais de Justice
Damas, 02 juillet 2026
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Summary
Une explosion de bombe dans un café très fréquenté du centre de Damas, près du Palais de Justice, a tué au moins cinq personnes et en a blessé 16 autres, selon l'agence de presse nationale SANA. Personne n'a dans un premier temps revendiqué l'attaque, qui est la dernière en date d'une série d'incidents isolés dans la capitale syrienne depuis la fin de la guerre civile.
Damas, 02 juillet 2026
Au moins cinq personnes ont été tuées et 16 autres blessées jeudi dans une explosion de bombe dans un café très fréquenté du centre de Damas, près du Palais de Justice, ont rapporté les médias d'État syriens.
L'attaque
Selon l'agence de presse officielle SANA, citant les services de secours, l'engin a explosé dans un café du centre de la capitale syrienne jeudi. La télévision d'État a rapporté que l'explosif avait été placé à l'intérieur du café, près du Palais de Justice, dans l'un des quartiers les plus animés de la ville. Le ministère de la Santé a indiqué que seize personnes avaient été blessées en plus des tués.
Un attentat contre un café de Damas fait cinq morts et 16 | actualites360
L'attaque est la dernière en date d'une série d'incidents isolés dans la capitale syrienne depuis la fin de la guerre civile qui a duré 14 ans dans le pays. Le 19 mai, un attentat à la voiture piégée devant le ministère de la Défense à Damas a tué un soldat syrien et blessé au moins 18 autres personnes. Ces incidents, bien que d'une ampleur limitée par rapport aux violences des années de guerre, ont mis en évidence la fragilité de la situation sécuritaire dans le pays depuis le changement de pouvoir fin 2024.
Contexte : les attentats à Damas depuis 2024
Personne n'a dans un premier temps revendiqué la responsabilité de l'explosion de jeudi. SANA, le média d'État officiel, a rapporté le bilan citant les services de secours ; la télévision d'État a fourni des détails sur l'endroit où l'engin avait été placé. L'absence de revendication immédiate est cohérente avec plusieurs précédents incidents à Damas ces derniers mois, pour lesquels les autorités ont eu du mal à identifier les responsables.
Depuis la chute du président Bashar al-Assad fin 2024, des attaques isolées ont continué à ponctuer la vie dans la capitale. La prise du pouvoir par Ahmed al-Sharaa, l'actuel président du pays, et ses forces rebelles a mis fin à 14 ans de guerre civile — un transfert de pouvoir qui a officiellement clos plus d'une décennie de combats. Malgré cela, des attentats à petite échelle et des assassinats ciblés ont persisté, les services de sécurité pointant du doigt des cellules dormantes et des reliquats de groupes armés qui opéraient pendant la guerre.
La scène près du Palais de Justice
L'explosion de jeudi s'est produite près du Palais de Justice, un monument judiciaire majeur du centre de Damas et un quartier habituellement animé par les employés de bureau, les avocats et les habitants vaquant à leurs occupations quotidiennes. Les responsables n'ont pas immédiatement précisé le type d'engin utilisé. La télévision d'État, dans son reportage, s'est contentée de dire qu'un explosif avait été placé à l'intérieur du café, sans fournir de plus amples détails techniques.
Les autorités sanitaires ont indiqué que les équipes de secours avaient transporté les blessés vers des hôpitaux voisins et que le bilan des morts pourrait encore s'alourdir. Le ministère de la Santé, cité par SANA, a déclaré que seize personnes avaient été blessées en plus des cinq tués. Des responsables ont exhorté les habitants à éviter le secteur pendant que les équipes médico-légales examinaient les lieux.
Les forces de sécurité ont bouclé les rues environnantes après l'explosion, et la télévision d'État a diffusé des images montrant le mobilier du café endommagé et des éclats de verre dans la rue. Le Palais de Justice, situé dans le quartier de Marjeh, abrite plusieurs des principales cours de Syrie et est adjacent à des bâtiments gouvernementaux. Le secteur avait été considéré jusqu'ici comme relativement sûr depuis l'après-guerre.
Réponse du gouvernement et mesures de sécurité
La reprise des violences survient alors que les nouvelles autorités syriennes tentent de consolider leur contrôle sur les institutions de l'État et de rassurer tant les citoyens que la communauté internationale sur la trajectoire du pays. Le gouvernement du président al-Sharaa a cherché à projeter une image de stabilité et à encourager le retour des Syriens qui ont fui pendant la guerre, mais les attaques persistantes dans la capitale ont compliqué ces efforts.
Les réactions internationales à la dernière explosion n'étaient pas immédiatement disponibles. Le gouvernement syrien a, lors de précédents incidents, accusé des groupes armés liés à l'ancien régime ou à l'État islamique d'être à l'origine de ces attaques, bien que la vérification indépendante ait souvent été difficile à obtenir à l'intérieur de la Syrie.
Témoignages
Des témoins présents dans le quartier ont déclaré aux médias syriens avoir entendu une forte détonation suivie de cris, et que des passants s'étaient précipités pour aider les blessés avant l'arrivée des secours. Un commerçant du quartier a décrit le moment de l'explosion comme chaotique, avec des gens courant dans plusieurs directions et des véhicules tentant de quitter les rues étroites.
Pour les habitants de Damas, l'attaque a souligné à quel point le rythme quotidien de la ville — visites de cafés, audiences au tribunal, trajets à travers le centre — peut être brusquement interrompu par une violence qui fait écho au passé récent du pays. Les forces ant-Assad ont mis fin à la guerre civile il y a plus d'un an et demi, mais de petits attentats restent une composante du paysage de l'après-conflit.
Les autorités syriennes ont indiqué avoir ouvert une enquête sur l'explosion et que des équipes médico-légales travaillaient à déterminer le type d'engin et le point précis où il avait été placé. Les responsables n'ont pas dit s'ils avaient identifié des suspects.
Enquête et suites
Les reportages de SANA se sont appuyés sur les informations fournies par les services de secours présents sur place, et la télévision d'État a diffusé en direct depuis le secteur dans les heures qui ont suivi l'explosion. Le Palais de Justice est resté fermé au public jeudi pendant que les équipes de sécurité terminaient leur travail.
Des organisations diplomatiques et humanitaires opérant en Syrie ont averti, ces derniers mois, que même des attaques isolées peuvent éroder la confiance du public et compliquer les efforts de reconstruction des services de l'État après plus d'une décennie de guerre. La volatilité persistante à Damas souligne l'ampleur des défis sécuritaires et de réconciliation auxquels fait face la nouvelle direction du pays.